lundi 6 janvier 2014

La dernière nuit de Lublin


Viktor Albrecht observa longuement la créature recroquevillée devant lui. Il s’agissait d’un enfant d’une douzaine d’années présentant des bois de cerf naissants au sommet du crâne et dont les jambes ressemblaient à des pattes de chevreuil. Sa longue carrière de répurgateur lui avait permis de contempler le chaos sous bien des formes, souvent instables et éphémères, mais là, il s’agissait bien d’une espèce : «corniger hinc dimitiatus», plus communément appelé «Ungor». La créature retenue par un collet se débattait en tous sens, poussant de petits cris aigus. Albrecht se retourna vers les deux hommes qui l’avaient appelé. 
- «Depuis combien de temps est-elle là ?»
Le plus petit des deux, Herr Mollig, le maire de Lublin toussota et prit la parole :
- «Eh bien nous l’avons trouvé il y a deux semaines. La pauvre bête essayait d’allumer une lampe à pétrole mais n’y arrivait pas. Elle a faillit mettre le feu au grenier à blé.»
Le répurgateur le fustigea du regard à l’évocation du «pauvre bête». 
- «Sombres sots ! Ces crétaures voient la nuit aussi bien qu’un chat ! Mais comme tout animal ils craignent le feu. Si elle a tenté d’allumer une lampe malgré la peur que cela pouvait lui inspirer, c’est justement pour mettre le feu à votre grenier à blé !»
Devant le regard empli d’incompréhension des deux hommes il continua :
- «Par Sigmar, ces choses ne désirent qu’une chose, détruire vos villes et se repaitre de vos cadavres ! Cette créature est un éclaireur envoyé détruire vos réserves pour vous affaiblirent vue d'une attaque !
Mollig ! Je vais écrire une lettre que vous ferez parvenir à Averheim à l’intention du Comte Leitdorf. De quelles forces disposez vous ici à Lublin ?»
- «Eh bien monseigneur, Lublin est une petite colonie, nous n’avons qu’une petite troupe d’épéistes, une de d’hallebardiers ainsi que quelques arquebusiers. Ah si, un petit groupe de seigneurs de l’ordre du Soleil ont fait halte à l’auberge»
- «Et votre capitaine ? De qui s’agit-il ?»
- «Ah, le seigneur Martig... Eh bien... Seigneur est un bien grand mot. Vous savez ce n’est pas un vrai noble mais un roturier anobli qui m’a été imposé par Averheim, je crois qu’il était joueur d’épée pour le comte...»
C’était sans doutes la première bonne nouvelle de la journée. Un joueur d’épée anobli par le comte Leitdorf. Diable ! Le bougre avait du accomplir un acte d’une bravoure extrême, à moins qu’il ne s’agisse d’une lubie de Leitdorf.
- «Bien, faites le venir et prévenez tous les chevaliers de la région !»
Albrecht sortit sa dague de son gant et regarda la créature dans les yeux...»

Vendredi se jouera la première vraie partie de Warhammer battle. Une petite ville impériale se verra attaquer par une horde d'hommes bêtes. Environ 1200 pts de chaque côté avec des unités de cavalerie, géants etc... Bref du vrai battle. Alors choisissez votre camp et aiguisez griffes ou rapières !

6 commentaires:

François G. a dit…

Ca fait bien envie ce petit texte d'ambiance ! Bonne partie !

Franck a dit…

Merci François. Cela fait tout drôle d'évoquer le contexte de battle, tant nous nous en sommes éloignés depuis dix ans. Aujourd'hui nous avons le matos avec des décors et des armées plus que conséquentes et la maturité pour aborder les règles et les tordre à notre guise et non plus les subir. Je sens que de grandes batailles sont à l'horizon avec dragons, griffons et géants...

lucius a dit…

Jolie mise-en-bouche.

Cap a dit…

après avoir exterminé du nain avec des ptits gobs, je pousserai bien de l'homme bête!!

Franck a dit…

Avec grand plaisir David ! Je vais remettre les loups géants puisque tu es là.

julien espinalt a dit…

present dredi , histoire de voir ^^